Si tu me connaîs, l'article qui suit te semblera sans doute étrange; il date effectivement quelque peu mais commencer ce blog autrement que par les mots que j'avais attivement jetés sur le papier la veille de mon hospitalisation...et voilà, ils m'ont appelée, plus moyen de faire marche arrière...
J'ai peur, terriblement.De ne pas être à la hauteur,_ mais quelle hauteur pourrait-il bien y avoir pour une hospitalisatoin (!)
peur de découvrir qui je suis vraiment, quel être ignoble se cache derrière l'être méprisable que je suis déjà
mais c'est mon choix, car j'ai sciemment choisi tout cela.. les larmes, la détresse, l'angoisse, la honte, les mots qui restent en travers de la gorge, incapables de sortir, le mur que l'on a bâti autour de soi sans s'en rendre compte
et qui tout à coup apparaît, réel, terrible, oppressant
protection éphémère qui se fait prison
prison du corps et de l'esprit
Le corps... parlons en du corps, de cette appendice de moi qui est moi sans être moi, appendice indésirable qu'il va falloir réapprendre à aimer, parce que je ne pourrais le maltraiter indéfiniment ce bout de chair, parce que si je continue de me prendre pour un personnage de jeu vidéo qui ne vit que de boules d'énergie et d'eau fraîche (dans mon cas café thé et dark dog) je vais mourir. Mon tube digestif est déjà dans un état assez pitoyable, ruiné par les vomissements répétés, j'ai les mains abîmées par mes dents, il va falloir manger. Sans vomir en cachette,malgré la tentation de cet "art" dans lequel je suis passée maître_pas de râles ni de cris_. Supporter de garder en moi toute cette nourriture.
Putain ça va pas être du gâteau.(ça c'est encore une super expression lol)
la mort n'est pas pour moi. J'y ai échappé une dizaine de fois depuis ma plus prime enfance. Aussi me suis je fait une raison.Aussi je vis avec une envie latente de me suicider sans y céder. Ne sous-estimez surtout pas cette envie. Seulement mon amour pour mes proches est plus fort encore. Non pas que je me crois indispensable à leur bonheur;non, c'est plutôt que je me méprise trop pour commettre sciemment un acte que je sais préjudiciable à mon entourage, car bien que je peine à l'admettre il existe des gens qui tiennent à moi, et qui souffriraient de ma mort. Je n'ai pas le droit de leur infliger cela.
Surtout, et encore,que la vie ne m'apparaît pas comme "un châtiment dont seule la mort délivre" ou je ne sais quelle citation à la con à ce propos).
La mort, je n'en suis que trop consciente, est une désertion.Une putain de désertion, parce que le vrai courage, c'est de vivre.
Je ne nie pas que la vie est magnifique.Mais elle l'est pour ceux qui savent la vivre. Moi je suis amputée. A moi de guérir mes ailes rognées.
Amis, ami(e)s, je vous aime. Je ne sais pas ce qui va se passer, comment cela va sase passer, qu'est-ce qui m'attend exactement... mais j'y vais. Il le faut

